Author Archives: Hemma

Sablés bretons

Ma passion pour les concours et autres évènements entre blogs culinaires ne s’est toujours pas calmée. Me voilà donc inscrite à La Ronde Inter Blogs, un concept très sympa qui consiste à ce qu’un blog A pioche une recette chez un blog B qui pioche chez un blog C etc. De la théorie à la pratique, voilà le résultat : c’est le blog d’Aurore qui viendra emprunter un petit bout de ce blog, qui doit aller jeter un coup d’oeil sur le blog de Jacre qui est ma foi, bien fourni ! Dur dur donc de faire un choix ; mais après avoir parcouru les pages, je suis tombée sur des sablés bretons qui, dès qu’ils m’ont vu posé les yeux sur eux, ont pleuré à grands cris : « Prends-nous, fais-nous, dévore-nous, laisse-nous nous installer dans ton estomac et s’infiltrer dans les petites particules graisseuses de ton corps ! » Ce à quoi j’ai répondu : « Mes petits, cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Votre vœu sera exaucé. » J’adore la Bretagne, j’adore son patrimoine culinaire bien beurré et crémé, j’adore les sablés bretons : c’est simple, c’est bon, et c’est breton. Kenavo ! (bon, ça veut dire « au revoir » en français, ça n’a pas vraiment de rapport avec le reste mais c’est le seul mot breton dont je dispose…). Oh, et petit détail non négligeable : ça permet d’écouler ses jaunes d’oeufs en trop ! Les bretons, des gens exceptionnels !

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Moelleux à la noix de coco, coeur chocolat noir

L’hiver s’adoucit enfin, laissant ainsi nos espoirs de vacances et de soleil d’été qui paraissent encore si loin s’épanouir comme des fleurs. Et c’est justement un dessert floral que je propose aujourd’hui ! (admirez la parfaite transition..!). Enfin, floral dans la forme, plutôt que dans le fond, puisqu’il s’agit de moelleux à la noix de coco et au chocolat noir, une des alliances les plus exquises qui soit ! J’avais repéré ces jolis moules depuis longtemps, et la chance m’a été donnée de m’en saisir lors du dernier Salon du Chocolat à Paris. L’estomac rempli de chocolats à la fréquence d’un toutes les vingt minutes, et ceci de 10 heures à 17 heures (hum hum…), je m’étais jetée dessus dès que je les avais vu. Cette recette ne marque pas leur baptême, puisque j’ai déjà eu l’occasion de faire quelques essais dans ces moules (pas toujours réussis, le démoulage étant parfois délicat), mais je trouve qu’elle s’y associe à merveille. Une douce couleur blanche noix de cocotée qui cache un coeur noir de chocolat, le bord des pétales tout aussi chocolatés pour casser la monotonie apparente, et nous voilà avec un joli dessert, aussi beau que bon, et simple comme bonjour qui plus est ! Mais ces moelleux ne perdront en aucun cas de leur saveur si ils sont réalisés dans d’autres moules, ou même des ramequins. J’ai également ajouté un peu de zeste d’orange, cette petite touche d’agrume apportant de la fraîcheur très agréable en bouche.

Personnages (pour 6 moelleux) :

• 180g de noix de coco rapée
• 100g sachet de sucre semoule
• 2 oeufs
• 6 carrés de chocolat pour le coeur + 5 carrés pour la décoration
• 1 c.à.café de zestes d’orange

Histoire :

→ Préchauffez le four à 180°.
→ Dans un saladier, fouettez le sucre avec les oeufs, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
→ Ajoutez la noix de coco, puis les zestes d’orange.
→ Remplissez chaque moule à la moitié avec cette préparation, déposez un carré de chocolat au centre, et recouvrez le tout avec le reste de la pâte.
→ Enfournez pour une douzaine de minutes jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés, sortez les moules du four, et laissez refroidir complètement.
→ Démoulez-les. Selon la forme de vos moules, vous pouvez faire fondre quelques carrés de chocolat et dessiner avec le bout des pétales si vous possédez un moule floral, ou simplement recouvrir les moelleux de chocolat que vous aurez fait fondre avec un peu de crème liquide pour faire une petite sauce chocolatée. Et voilà, simple comme bonjour vous avais-je dit ! Il est aussi possible, si vous réalisez ces moelleux dans des ramequins, de les déguster une dizaine de minutes après la sortie du four : le coeur chocolaté sera alors encore délicieusement fondant !

« Il n’y a pas de réussites faciles ni d’échecs définitifs. » – Proust

Tartelettes amandines citron et framboises

Encore une tartelette ? …Oui, encore ! Et ce n’est que le début : c’est la fana de tartelettes que je suis qui vous l’assure ! La tartelette, c’est mignon, joli, photogénique, présentable et bien proportionné : quand la part est terminée, c’est terminé – il ne reste ensuite plus qu’à se rabattre sur les miettes tombées en cours de route. …A moins qu’autour de vous, les tartelettes amoureusement confectionnées ne comblent pas tout le monde, au quel cas vous pourrez être l’heureux propriétaire d’une petite deuxième laissée par un convive récalcitrant (c’est dans ces moments là qu’avoir un frère qui rejette tout ce qui ne ressemble pas à un hamburger ou des frites est particulièrement plaisant). J’ai créé cette recette dans le cadre d’un jeu concours, organisé par la bloggeuse Chef Nini qui propose de faire gagner son premier livre de cuisine « Douceurs Sucrées ». Puisque j’adore les challenges culinaires et que Chef Nini est un de mes sites favoris : c’est parti… vache qui rit ! Voici donc de mignonnettes tartelettes qui allient l’amande à la framboise, deux amies inséparables rejointes par le citron présent dans la crème et dans la pâte : dé-li-cieux !

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Scones, a perfect breakfast

Tout ça, c’est encore de la faute de l’hiver. Si il n’y avait pas eu le carrelage froid de la cuisine, les milles couches de gros pulls, l’arrière-plan neigeux qui transparaît derrière les fenêtres et le ciel gris triste et mélancolique, peut-être que je ne me serais pas levée avec cette envie de viennoiseries réconfortantes. Mais voilà, un matin enneigé, j’ai été envahie par un intense désir de scones, vus dans le beau livre de Pascale Weeks que j’avais feuilleté la veille une grande tasse de chocolat chaud à la main. Les scones sont des petits trucs dorés indispensables pour le tea time de nos voisins anglais ; et si je dis « trucs« , c’est parce qu’ils sont indéfinissables : entre le pain, la brioche et le gâteau, leur texture est réellement particulière. Si il est difficile de les caractériser précisément, une chose est sûre : encore tièdes, coupés en deux, tartinés de beurre et de confiture de framboises, ils sont la meilleure compagnie des petits matins pour réchauffer les coeurs déprimés par cette saperlipopette de vague de froid.

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Nuggets de poulet

Et le miracle fût : voici la première recette salée ! Si je suis une véritable obsédée-névrosée des choses sucrées, il y a quand même quelques trucs qui me font craquer. Alors, même si les hamburgers et frites home-made sont incomparables, j’avoue avoir un faible pour les fast-foods, notamment pour le KFC. Sauf qu’avec tout ce froid et cette neige tombée récemment, l’envie de se déplacer et de sortir de son cocon tout chaud se situe approximativement autour de zéro… Alors adieu les envies de petites choses grasses ? Que nenni ! Si je ne peux venir au fast-food, le fast-food viendra à moi !

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Muffins pomme, amande & zestes d’orange

Ces muffins sont une occasion de participer à un sympathique concours organisé par le blog La Marmite à M’alice. Même si fraîchement débarquée avec mon bébé-blog, j’ai quand même voulu tenter le coup, pour le fun. Des muffins, donc ! Bien vaste, comme sujet, mais ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre ; il vaut mieux « Cuisinez des muffins, vous avez jusqu’au 12 Février » que « Pourquoi des lois ? Vous avez 5 heures pour disserter sur ce sujet. » (testé et non-approuvé). Je me suis volontairement détournée du chocolat – ce qui a été un considérable effort -, et me sont venus à l’esprit deux souvenirs culinaires heureux : celui d’un crumble à la pomme et à l’amande, et d’un gâteau à la pomme et à l’orange. Le calcul a été simple : [pomme + amande = ♥] + [pomme + orange = ♥] = pomme + amande + orange = JACKPOT ! *glinglingling* Me voici donc arrivée à des muffins à la pomme, à la pâte d’amande et aux zestes d’orange, on ne peut plus moelleux et délicieux pour qui aime ces parfums. Les trois saveurs se mêlent subtilement, et selon ses préférences, on peut accentuer la présence de la pomme en l’ajoutant en plus grand nombre, de l’orange en insistant sur les zestes ou de l’amande en intégrant à la pâte de l’extrait d’amande amère et des morceaux de pâte d’amande. Petit conseil de dégustation : ils sont encore meilleurs le lendemain !

Personnages (pour une quinzaine de muffins) :

• 1 pot de yaourt (à la vanille)
• 230g de farine (ou 200g de farine + 30g de poudre d’amandes)
• 1 sachet de levure chimique
• 140g de sucre
• 9cl d’huile
• 5 c.à.soupe de lait
• 2 oeufs
• zestes d’une petite orange ou d’une demi grosse orange
• 1 c.à.soupe de jus d’orange pressée
• 2-3 gouttes d’extrait d’amande amère (facultatif)
• 100g de pâte d’amande
• 1 grosse pomme épluchée et coupée en morceaux

Histoire :

→ Préchauffer votre four à 180°.
→ Prélevez la quantité de zeste nécessaire sur l’orange et en presser le jus.
→ Mélangez le yaourt, le lait, l‘huile, les zestes et le jus d’orange (et l’extrait d’amande amère) dans un saladier.
→ Séparez les deux oeufs : ajoutez les jaunes au mélange précédent, et battre les blancs à part.
→ Dans un nouveau récipient (oui, ça commence à faire beaucoup de vaisselle…), mélangez le sucre, la farine et la levure.
→ Versez le mélange liquide dans les ingrédients secs et mélangez.
→ Ajoutez les blancs montés en neige ; une première moitié vigoureusement au fouet pour détendre la pâte, et la seconde plus délicatement pour éviter qu’ils ne retombent.
→ Enfin, ajoutez les morceaux de pomme.
→ Versez la pâte dans des moules à muffins tapissés de caissettes en papier.
→ Prélevez des petits bouts de pâte d’amande que vous roulerez en petits boudins (appétissant !) et tournerez à la manière de petits escargots avant de les déposer sur le haut de chaque muffin.
→ Enfournez pour 20-25 minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Essayez-aussi d’en tremper des morceaux dans du lait tiédi, les saveurs n’en sont que plus fortes.

« Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne. » – Apollinaire

Cake fondant au citron

Ce cake n’est pas n’importe quel cake. Premièrement et modestement, il est le meilleur cake au citron que j’ai mangé à ce jour. Attention, angoissés s’abstenir : pour atteindre un tel éloge, il faut sortie l’artillerie lourde en beurre et en sucre, mais il suffit d’en goûter une part pour oublier toute contrainte calorique et morale. Simple mais divin, je l’ai déniché il y a environ deux ans ici, et n’ai rien changé à la recette, puisque ce cake – qui frôle le fondant – est vraiment parfait. Peu emballée par les desserts au citron jusqu’alors, j’y ai clairement adhéré depuis (pas de quoi détrôner le chocolat quand même, faut pas pousser mémé dans les orties !). Mais si j’y tiens autant, c’est qu’il a aussi une grande valeur sentimentale: ce cake au citron est devenu depuis sa première confection le compagnon de voyage officiel de mes périples culturels à Paris ; et y sont associés le ciel bleu et le soleil d’été qui l’ont vu naître. Tous au fourneaux !

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Tartelettes pommes & spéculoos, pommes & cacahuètes

Je crois pouvoir affirmer que l’on connaît tous un énergumène étrange qui trempe toujours n’importe quoi dans… n’importe quoi. Au hasard, un petit frère qui trempe des biscuits dans du soda, ou qui tartine de la confiture avec du fromage, ou, de manière plus générale, qui fait baigner à peu près la totalité des pâtisseries que je confectionne dans de la compote ou du lait (ça fait toujours plaisir !). C’est justement en l’observant un soir, le sourcil droit levé et la mine sceptique, mettre sa tartine de beurre de cacahuètes dans son éternelle compote de pommes que m’est venue l’idée d’associer ces deux saveurs dans une tartelette. Mais comme j’étais cependant assez perplexe quant au résultat, j’avais prévu à côté une autre tartelette qui, j’en étais sûre, allait faire un carton plein : pomme & spéculoos. Alors, au final, pomme + beurre de cacahuètes, mariage réussi ? Mon frère a adoré. Moi, un peu moins. J’aime le beurre de cacahuètes, mais l’association avec la pomme est… étrange. Je ne pense pas que ce soit une association qui plaise à tous, mais peut-être qu’elle passerait mieux dans un gâteau du type muffins. Par contre, concernant la version pomme & spéculoos : c’est-trop-bon ! Je note quand même celle au beurre de cacahuètes, si jamais il existe d’autres petits frères adeptes des mélanges incongrus…

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Gâteau moelleux au yaourt

A cette période de l’année, une envie se fait plus forte que les autres : celle qui consiste à se lover dans un fauteuil, emmitouflé dans une couverture bien épaisse une tasse de chocolat chaud dans la main. Du réconfort et de la simplicité. Deux mots qui sied à merveille au plus génial des gâteaux, j’ai nommé *roulements de tambour* : le gâteau au yaourt. Le gâteau inconditionné qui gouverne tous les autres. Le premier que l’on apprend à faire, le plus souvent. Le gâteau caméléon qui se transforme en un clin d’œil dès lors qu’on lui ajoute du chocolat, de la pomme, de l’amande, des noisettes ; le gâteau qui se plie instantanément à toutes les envies et toutes les possibilités. Cette envie de gâteau au yaourt me trottait dans la tête depuis quelques semaines, et un beau matin, je me suis réveillée en me disant : « ça y est, il est arrivé : c’est le jour du gâteau au yaourt ! ». Je me suis écartée de la recette habituelle en ajoutant un peu de lait et en incorporant les blancs en neige à la pâte. Réussite totale. Extase suprême. Sous une légère croûte dorée se cache un moelleux à rendre fou. Approchez une de ses tranches tout près de votre oreille et écoutez ce doux bruit qui évoque celle d’une cuillère plongée dans une mousse lorsque vous en arrachez un morceau pour le porter à votre bouche… La magie du gâteau au yaourt, c’est aussi de s’imprégner des saveurs qu’il a l’honneur de côtoyer. Plus encore que d’orner ses tranches de pâte à tartiner à la noisette, de confiture, de pâte de spéculoos, un autre plaisir se fait : celui d’en tremper quelques bouchées dans un breuvage chaud. Pour changer du chocolat chaud, j’ai opté pour un lait vanillé à la cannelle, tout simple.

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Tarte amandine pistache & framboises

Dans la famille “associations de la mort qui tue“, je demande le trio “amande, pistache, framboises” : un petit tour de passe-passe et nous voilà avec une tarte qui allie divinement ces trois saveurs… (mes préférées après le chocolat, en fait). La garniture reprend celle vue sur ce blog, mais j’ai préféré troquer l’habituelle pâte sablée par une plus originale, elle aussi à la pistache, comme celle-ci.

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