Ce cake n’est pas n’importe quel cake. Premièrement et modestement, il est le meilleur cake au citron que j’ai mangé à ce jour. Attention, angoissés s’abstenir : pour atteindre un tel éloge, il faut sortie l’artillerie lourde en beurre et en sucre, mais il suffit d’en goûter une part pour oublier toute contrainte calorique et morale. Simple mais divin, je l’ai déniché il y a environ deux ans ici, et n’ai rien changé à la recette, puisque ce cake – qui frôle le fondant – est vraiment parfait. Peu emballée par les desserts au citron jusqu’alors, j’y ai clairement adhéré depuis (pas de quoi détrôner le chocolat quand même, faut pas pousser mémé dans les orties !). Mais si j’y tiens autant, c’est qu’il a aussi une grande valeur sentimentale: ce cake au citron est devenu depuis sa première confection le compagnon de voyage officiel de mes périples culturels à Paris ; et y sont associés le ciel bleu et le soleil d’été qui l’ont vu naître. Tous au fourneaux !

Personnages :

• 200g de beurre pommade
• 200g de sucre
• 200g de farine
• 4 oeufs
• 1 citron
• 1 pincée de sel

Histoire :

→ Lavez et séchez le citron, puis prélevez son zeste et son jus.
→ Préchauffez le four à 160°.
→ Fouettez le beurre au batteur ou au fouet jusqu’à ce qu’il prenne une consistance crémeuse (ne pas baisser les bras au moment où le beurre se décompose en petits morceaux et sous l’effet du batteur repeint les murs de la cuisine), puis ajouter le sucre « en pluie » (= en le versant au dessus du beurre comme la neige qui tombe actuellement sur une bonne partie du pays), sans cesser de fouetter ce vilain beurre.
→ Séparez les blancs des jaunes d’oeufs. Incorporez les jaunes à la préparation précédente un à un.
→ Ajoutez ensuite la farine, les zestes et le jus du citron.
→ Montez les blancs en neige avec la pincée de sel et incorporez-les à la pâte.
→ Versez la pâte dans un moule beurré et enfournez pour environ 35 minutes. La pointe d’un couteau planté dans le gâteau doit ressortir sèche (mais c’est encore meilleur quand le centre n’est pas trop cuit et juste fondant).
→ Savourez sans compter.

« Et l’absence de ce qu’on aime, quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré. » – Molière